Droit de réponse aux propos du maire d'Amboise tenus dans la Nouvelle République

Le collectif Amboise rébellion citoyenne a réalisé, mercredi après-midi, une action revendiquée de désobéissance civile, traçant à la craie une piste cyclable sur le quai du Général de Gaulle, dans la continuité du pont (Article de la NR).

Ils souhaitaient alerter les amboisiens et leur municipalité sur les problèmes de sécurité de circulation à vélo et sur la faiblesse du réseau des pistes cyclables à Amboise.

Contrairement aux propos du maire d’Amboise et d’élus de la majorité municipale, cette action légitime, indépendante et symbolique pose d’abord et avant tout une question importante et met nos édiles face à leur responsabilité en matière de mobilité cycliste, ce qui ne semble pas leur avoir fait plaisir.

Le collectif Amboise rébellion citoyenne porte des convictions écologiques et c’est assez logiquement qu’il regroupe des personnes de différents horizons, dont quelques-unes ont aussi choisi de s’engager sur notre liste, pour les élections municipales.

Néanmoins, c’est en toute indépendance, que le collectif décide de ses actions et il est tout à fait scandaleux que la mairie d’Amboise cherche à les instrumentaliser en insinuant qu’ils seraient téléguidés par notre liste.

Si nous pouvons partager leurs préoccupations, nous respectons totalement leur indépendance et leur liberté d’action. Ce concept est peut être étranger à certains. Enfin, cette action s’inscrit parmi de nombreuses autres de même nature, portée ailleurs en France, comme par exemple à Blois, quelques jours auparavant.

Les propos de la mairie d’Amboise sont également scandaleux dans la qualification des faits. Elle parle de « dégradations de mobilier urbain » et déclare vouloir porter plainte..

Il s’agit certes d’une action de désobéissance, mais bien symbolique, de traçage à la craie d’une piste cyclable sur quelques dizaines de mètres sur la route.

Aucune dégradation, aucun mobilier endommagé, probablement aucune trace sur la route à l’heure où nous écrivons ces lignes. Aussi, comment expliquer la réaction de nos élus autrement que par leur volonté de vouloir effacer, par des attaques, la triste réalité de leur bilan en matière de mobilité cycliste. Qui est à la manœuvre politique ?

L’action menée pose la question de la mobilité cycliste à Amboise, qui fut un des derniers maillons de la Loire à Vélo et qui est aujourd’hui très en retard dans ce domaine. Comment expliquer que la desserte de la cité scolaire ne soit pas sécurisée pour les vélos, que les nouveaux quartiers d’Amboise ne soient pas mieux lotis ?

L’excuse de M. Le Maire sur le caractère médiéval de la ville probablement !

Nous pouvons reprendre le constat des journalistes de la NR, « peu de pistes cyclables », « la cohabitation est parfois risquée », « sur le pont c’est avec les piétons qu’il faut partager la toute récente piste cyclable… le côté château est toujours plus pratique pour les passants… et photogénique », « le sentiment de sécurité reste trop souvent un luxe pour les cyclistes »… (Article de la NR)

Cette action a le mérite de mettre en lumière la question de la mobilité et de la sécurité cycliste à Amboise. Elle a été portée par le collectif cycliste et elle n’est pas nouvelle.

Nous pouvons comprendre que les militants d’Amboise rébellion citoyenne aient voulu, par leur action symbolique, alerter de nouveau sur ce thème.

Le Maire d’Amboise et les élus de la majorité n’ont pas répondu à cette question lors des précédents mandats. Aujourd’hui, elle préfère détourner l’attention des amboisiens, insinuer, faire de la basse politique et essayer d’intimider par une volonté de judiciarisation de l’action symbolique menée.

Nous espérons que cette action citoyenne aidera à une prise de conscience et à faire bouger les choses en matière de mobilité cycliste sur Amboise.


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